Le but de la tournée de conférences est de sensibiliser la population jamésienne sur un sujet d'actualité.
À ce jour, le MJBJ a organisé quatre tournées régionales d'implication citoyenne.
Février 2007 - Pierre Falardeau
Par Jean-Sébastien Lapointe, agent de participation citoyenne
En guise d'introduction, nous avons présenté le court-métrage «Le temps des bouffons», réalisé par Pierre Falardeau en 1985, mais distribué qu'à partir de 1993. Étant l'une de ses œuvres cinématographiques les plus pamphlétaires, le public a pu se donner une idée assez claire du caractère revendicateur du conférencier.
Lors des conférences, Pierre Falardeau aborde son implication chronologiquement. Il raconte son adhésion en 1962, alors qu'il est âgé de 16 ans, au Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN). Il explique les actions typiquement militantes « de terrain » telles que la vente et distribution de tracts et journaux, les appels téléphoniques, l'organisation d'assemblées populaires et d'autres activités.
Par la suite, Pierre Falardeau explique les raisons qui l'ont poussé à devenir cinéaste. Alors qu'il étudie l'anthropologie à l'Université de Montréal pour rédiger son mémoire de maîtrise, il découvre les œuvres des documentaristes québécois de son temps : Gilles Groulx et Pierre Perreault. Fasciné et intrigué par ces œuvres, Pierre Falardeau découvre que la caméra est un moyen de critiquer et de dénoncer des injustices. La caméra est donc selon lui un moyen privilégié pour rejoindre un plus large public. Il explique notamment les raisons ayant amené à la création d'Elvis Gratton et du court-métrage «Le temps des bouffons». Le conférencier exprime également ses opinions face au système régissant le cinéma et des difficultés qu'il a eu pour financer la production de ses films.
Ensuite, Pierre Falardeau traite de sa participation comme auteur. Bien qu'il ne soit pas un écrivain, certains éditeurs ont publié plusieurs de ses articles journalistiques dans des recueils. Pierre Falardeau explique qu'il a rédigé plusieurs articles dans les années 1980 destinés aux grands journaux (Le Devoir, La Presse...) mais aucun d'eux n'a été publié. Quelques années plus tard, un journaliste lui explique que la raison des refus vient non pas du fait de sa piètre écriture, mais de son style qui n'était plus au goût du jour. En effet, selon ce journaliste, Pierre Falardeau a un style d'écriture propre au XIXe siècle : le pamphlet. Plus tard, au début des années 1990, un texte de Pierre Falardeau est enfin publié dans un des grands journaux du Québec. Alain Stanké, alors éditeur, contacte Pierre Falardeau pour le féliciter. Il propose à Pierre Falardeau de publier un recueil de ses meilleurs textes pamphlétaires. «La liberté n'est pas une marque de yogourt » est donc publié en 1995.
Par après, le conférencier expose les raisons qui le mènent à participer à des émissions de variétés et des talk-shows. Il considère que les émissions où il peut s'exprimer sont pertinentes pour rejoindre les gens. C'est un peu un moyen publicitaire pour faire connaître et faire vendre ses idées et projets. Bien sûr, les émissions « à épreuves » et de « jongleries » le n'intéresse nullement.
Écrit satirique, généralement court et violent, dirigé contre quelqu'un, une institution ou un groupe.
Septembre 2007 - Les changements climatiques : comment réduire mon impact ? Équiterre
La conférence a été donnée par Monsieur François Pelletier de l'organisme Équiterre. La première partie était consacrée à la présentation de l'organisme Équiterre ; date de création, mission, programmes, etc...La deuxième partie était consacrée à l'explication de l'effet de serre, les gaz à effet de serre, les impacts sur la vie tant dans le monde que dans la province de Québec et finalement la troisième partie était consacrée aux moyens et mode de consommation qu'un individu peut adopter pour réduire son impact ; transport en commun, bonne climatisation, chauffage adéquat, éclairage sensé, utilisation de la voiture de façon intelligente, création de covoiturage, achat et consommation de produits locaux, etc...
Visionner l'entrevue de François Pelletier - MJBJ vous informe - Édition Septembre 2007
Février 2008 - Prendre sa place ! Guillaume Lemay-Thivierge
Par Stéphanie R.Canuel, directrice générale
Du 4 au 8 février 2008 se déroulait la 3e édition de la Tournée régionale d'implication citoyenne organisée par leMouvement Jeunesse Baie James. Pour cette 3e édition, le MJBJ a accueilli dans la région Nord-du-Québec le comédien Guillaume Lemay-Thivierge.
Guillaume est venu rencontrer les élèves des différentes écoles secondaires de la région pour parler de son cheminement de carrière mais surtout pour démontrer l'importance de foncer dans la vie, d'aller se chercher un bon bagage pour avancer et de ne pas avoir peur de prendre des risques pour réaliser nos rêves.
En effet, de nombreuses ressources sont mises à la disposition des jeunes pour les aider à franchir les étapes de la vie. Il ne faut pas avoir peur d'essayer de nouvelles choses et surtout il ne faut pas se décourager suite à un échec. Guillaume nous a donné l'exemple du jeune enfant qui commence à marcher ; il tombe souvent mais ne se décourage jamais et essaie jusqu'au moment où il marche sans problème.
L'adolescence est une étape difficile dans l'évolution humaine mais il ne faut pas se décourager et au contraire, profiter de cette étape pour découvrir le monde, essayer différentes activités, en fait, s'ouvrir au monde pour être en mesure de trouver ses intérêts, sa place dans la société.
Pendant son séjour dans notre belle région, Guillaume a visité la centrale hydroélectrique Robert-Bourassa située à Radisson et la réserve Crie de Oujé-Bougoumou. Il a été impressionné par la beauté du paysage de notre région, de nos nombreux lacs et rivières, de la présence d'autant d'étoiles dans notre ciel et de l'air pur que nous respirons.
Guillaume a été touché par l'accueil chaleureux que les Jamésiens lui ont réservé et a grandement apprécié son séjour dans la région.
Visionner l'entrevue de Guillaume Lemay-Thivierge - MJBJ vous informe Édition Février 2008
Octobre 2008 - Ma rencontre des jeunes du monde et mes expériences de coopération internationale. Isabelle-Marjorie Tremblay
Isabelle Marjorie Tremblay charmée par les jeunes de la Jamésie !
Stéphanie R.Canuel, directrice générale
Dans le cadre de la Tournée régionales d'implication citoyenne organisée par le Mouvement Jeunesse Baie-James au mois d'octobre dernier, les élèves des écoles secondaires de la Commission scolaire de la Baie-James ont pu rencontrer la comédienne, animatrice, chroniqueuse et globe-trotteuse Isabelle Marjorie Tremblay.
Bien connu auprès des jeunes grâce à l'émission R-Force, Isabelle Marjorie Tremblay a expliqué aux jeunes les hauts et les bas du milieu de la télévision, insisté sur l'importance de toujours étudier, lire et s'informer pour garder notre cerveau éveillé en plus de partager ses aventures de coopération internationale.
Elle a visité près de 25 pays répartis sur les continents de l'Afrique, l'Europe, l'Asie et l'Amérique. Après avoir effectué plusieurs voyages avec son sac à dos, elle décide de s'impliquer davantage dans le quotidien des gens qu'elle rencontre. Pour ce faire, elle s'inscrit auprès de différents organismes de coopération internationale et offre des ateliers de théâtre aux jeunes des villages.
Isabelle Marjorie a du surmonter des barrières, dont celle de la langue, et s'adapter aux différentes coutumes des peuples qui l'accueillaient. Par exemple, au Mali, il est important de saluer chaque personne que l'on rencontre, c'est un signe de respect.
La coopération internationale est un moyen d'aider des gens dans le besoin mais c'est aussi une école de la vie pour les coopérants. Pour Isabelle Marjorie, la coopération internationale lui a permis de s'épanouir en tant qu'individu : Je me suis retrouvée dans des villages où il n'y a pas d'eau courante, il faut marcher 1 heure à tous les matins pour aller au puits. L'eau c'est de l'or. Les gens n'ont aucun bien matériel, ils ont de la difficulté à combler les besoins essentiels dont se nourrir mais ils ont une grande force : l'entraide et une joie de vivre !! raconte-t-elle.
À la fin de sa conférence, Isabelle Marjorie Tremblay a rappelé aux jeunes qu'ici ils ont la possibilité de demander de l'aide pour la réalisation de leurs rêves car il existe de nombreux organismes œuvrant à cette fin. Dans plusieurs pays, le plus grand rêve des jeunes est d'aller à l'école car l'éducation, c'est la base du développement humain.
Visionner l'entrevue d'Isabelle-Marjorie Tremblay - MJBJ vous informe Édition Novembre 2008





